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Intolérable !


Rédigé le Lundi 15 Février 2016 à 13:26 | Lu 217 commentaire(s)


Rarement pris en compte à sa juste mesure, une forme de racisme anti corses existe et ne cesse de sévir en toute impunité là où, à propos égaux, tout un pan de la société française s’insurgerait s’il s’agissait d’une autre communauté. Si l’on peut admettre que chaque personne n’est pas forcément dotée de capacités intellectuelles suffisantes, il est plus compliqué d’accepter la stigmatisation des médias français ainsi que le traitement spécial que nous réserve les divers gouvernements français qui ont pu se succéder.


Dernier exemple en date

Le samedi 13 février, en marge d’un banal match de football, des supporters bastiais qui avaient fait le déplacement à Reims ont été victimes de violences policières démesurées et intolérables après avoir quitté le stade.

Les membres du PNC Ghjuventù, à l’instar des membres du conseil exécutif territorial de Corse, tiennent à condamner ces violences policières et à assurer les victimes de leur soutien.

Rappelons que la compagnie républicaine de sécurité a pour mission principale d’assurer la sécurité, notamment l’intégrité physique, des citoyens. Comment peut on expliquer, alors que personne n’était menacé, les faits qui se sont déroulés ce soir là avec en fond sonore une pluie d’injure à la Corse et aux corses de la part de ces fonctionnaires payés par nos impôts ? Poser la question c’est, en partie, y répondre.

La réaction des officiels français ne s’est pas faite attendre, à commencer par le ministre de l’intérieur, et oppose un déni total vis-à-vis des violences policières perpétrées. Un déni, parfois alimenté, chez certains, par des explications pour le moins farfelues sous un air de foutage de gueule assumé.
 

A qui profite le crime ?

Le 13 décembre dernier, les Corses ont, par un vote massif, porté au pouvoir territorial une liste exclusivement nationaliste regroupant autonomistes et indépendantistes. Le message de volonté d’émancipation d’un peuple n’a jamais été aussi fort. Si fort que cela inquiète du côté de Paris. Non pas que l’île soit indispensable à la France mais elle présente beaucoup d’avantages notamment fiscaux et touristiques. Puis, cela ferait tâche, dans une République une et indivisible, de se séparer d’un territoire.

Alors on met en place un plan, on tend des pièges, faisant feu de tout bois afin de mettre en difficulté la majorité insulaire nouvellement installée. Ca commence par une polémique linguistique, puis un fait divers sous fond de racisme qui tombe à point nommé, difficultés sur les transports maritimes, etc... Tout cela en agrémentant chaque demande émanant d’Ajaccio d’un systématique « Non » à Paris. Et s’il y a besoin de complices, les médias sont là pour enfoncer le clou entre interprétations orientées, amalgames et reportages à charge pour desservir notre cause.

Nos élus territoriaux sont exemplaires et justes dans leurs interventions mais le fossé se creuse de plus en plus entre Corse et continent, entre une mentalité et une autre.

Derrière tout cela, y a-t-il un calcul électoraliste ? Les corses et leurs amis sont-ils quantité négligeable par rapport à ceux qui ne les aiment pas ? Car cela pourrait aussi expliquer pas mal de choses.

Ce qu’ils n’ont pas calculé, c’est que chaque coup qu’ils nous portent ne fait que renforcer notre solidarité légendaire et notre sentiment patriotique. Bientôt, ils n’auront plus le choix.
 



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